Actualités

UMA: l'Algérie appelle à la tenue d'une réunion du Conseil des ministres des AE


ALGER - L'Algérie a saisi officiellement le Secrétaire général de l'Union du Maghreb Arabe (UMA) pour l'organisation "dans les délais les plus rapprochés" d'une réunion du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l'Union, indique jeudi un communiqué du ministère des Affaires étrangères.

"L'Algérie a saisi officiellement le Secrétaire général de l'Union du Maghreb Arabe, pour l'appeler à organiser dans les délais les plus rapprochés une réunion du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l'UMA", précise le communiqué, ajoutant que "cette demande a été portée à la connaissance des ministres des Affaires étrangères des pays membres de l'Union".

Cette initiative "s'inscrit en droite ligne de la conviction intime et maintes fois exprimée par l'Algérie de la nécessité de la relance de l'édification de l'ensemble maghrébin et de la réactivation de ses instances", souligne la même source.

Elle intervient, aussi, "dans le prolongement des conclusions du dernier Sommet extraordinaire de l'Union Africaine des 17 et 18 novembre 2018, sur les réformes institutionnelles de l'organisation continentale, qui a accordé un intérêt particulier au rôle des communautés économiques régionales dans les processus d'intégration des pays africains".

"La relance des réunions du Conseil des ministres, à l'initiative de l'Algérie, est de nature à introduire un effet catalyseur susceptible de redynamiser les activités des autres organes de l'Union du Maghreb Arabe", ajoute le communiqué.

Le Premier ministre a fait savoir que sur la base des données du Schéma national de l'aménagement du territoire 2030 (SNAT) prévoyant l'aménagement de 9 zones frontalières, les autorités compétentes ont engagé une étude spécifique à chacune de ces régions pour un diagnostic et un bilan propres outre l'élaboration de plans et de programmes d'aménagement et de développement ainsi qu'une feuille de route permettant leur mise en œuvre et leur suivi".

Soulignant que les pouvoirs publics oeuvrent à l'aménagement de ces territoires de manière à favoriser la création de petites zones d'activité et de petits et moyens projets d'investissements", il a ajouté que "plusieurs mesures ont été prises afin de désenclaver ces régions en impulsant une dynamique de développement et en améliorant le niveau de vie de leurs populations".

Dans ce contexte, il a rappelé "le financement de nombre de programmes de développement des agglomérations au profit de communes relevant de 12 wilayas frontalières pour une enveloppe de 4,4 milliards de dinars outre l'inscription de plusieurs importants programmes liés l'investissement public destinés à l'amélioration du cadre de vie et au soutien des infrastructures sous forme d'aides annuelles sur le budget de l'Etat au titre des plans communaux de développement de 2018 (PCD) au niveau de plusieurs wilayas frontalières à l'image de Bechar, Tlemcen, Tindouf et Naama".

Au titre de ces mesures, le Premier ministre a cité, dans sa réponse, l'inscription de nouvelles opérations de développement, le dégel d'opérations prévues dans le cadre de plans sectoriels et les aides des différents fonds spéciaux de développement notamment le Fonds spécial de développement économique des Hauts Plateaux et le Fonds spécial de développement des régions du Sud, outre l'encouragement de l'investissement dans ces régions à travers la distribution d'assiettes foncières pour des programmes de zones industrielles et l'activité économique.

Dans le cadre de la concrétisation du programme nationale relatif à la création de nouvelles zones industrielles (50 à travers le territoire national), il a affirmé que les wilayas de l'ouest du pays ont bénéficié de ce programme, ajoutant qu'il a été procédé en 2018 à "la notification de la première tranche de l'autorisation de ce programme estimée à quelque 2.570.000.000,00 DA, et ce afin de donner le coup d'envoi des travaux d'aménagement, outre au lancement du nouveau programme pour garantir davantage de foncier destiné à l'investissement dans ces régions à travers la création de petites zones d'activités".

Le Premier ministre a conclu en soulignant "les efforts de l'Etat visant la réalisation d'un développement national global et équilibré à travers l'ensemble du territoire nationale, en prenant en considération les différentes donnes financières, économiques et géographiques".