Ministère des Affaires étrangères

M. Boukadoum s’entretient à Alger avec son homologue malien


Le ministre des Affaires étrangères, M. Sabri Boukadoum a eu, le 05 octobre 2019 à Alger, des entretiens avec son homologue malien Tiébilé Dramé.

Dans une déclaration à la presse à l'issue de ces entretiens, M. Boukadoum a indiqué que la rencontre avait permis de passer en revue les développements de la situation au Mali, et d'examiner les voies et moyens à même de consolider les acquis de la mise en œuvre de l'accord de paix et de réconciliation découlant du processus d'Alger.

Affirmant que cet accord constitue le cadre idoine pour résoudre la crise dans le Nord du mali dans le cadre d'une approche inclusive qui allie la concrétisation de la paix et de la stabilité et la relance du développement dans le pays, M. Boukadoum a souligné l'importance du rôle que joue l'Algérie, en vue d'accompagner l'Etat malien dans la mise en œuvre des clauses de cet accord, en collaboration avec les différents acteurs internationaux dans le cadre d'un mécanisme de suivi.

Notant, par ailleurs, que la visite du ministre malien en Algérie était la deuxième du genre après celle qu'il avait effectuée le 16 juillet dernier, le chef de la diplomatie algérienne a indiqué que lors de la rencontre il a été procédé à l'examen des multiples cadres de coopération entre les deux pays. « Nous avons également convenu de la nécessité de travailler ensemble pour la diversification de la coopération bilatérale et de son élargissement à divers domaines », a-t-il conclu.

Pour sa part, le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Tiébili Dramé, a indiqué que l'Algérie et le Mali se sont engagés à « accélérer »la mise en œuvre de l'Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d'Alger. M. Dramé a salué les efforts de l'Algérie « pour restaurer la paix et la stabilité au Mali », affirmant que « l'Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d'Alger, signé il y a plus de 4 ans, n'a pas encore produit tous ses effets ».

« Il y a eu du retard et nous voulons ensemble rattraper le temps perdu. Nous avons, donc, réitéré notre engagement commun à ne rien ménager pour que cet accord soit mis en œuvre avec le soutien des pays voisins et de la communauté internationale », a-t-il relevé, affirmant que sa visite à Alger visait à « relancer et accélérer le processus de paix et de stabilisation du Mali ».

Le chef de la diplomatie malienne a rappelé, dans ce sens, que « l'Accord d'Alger est un instrument capital, qui énonce le respect par tous de l'intégrité territoriale du Mali, de son unité nationale et de sa souveraineté sur l'ensemble de son territoire ». « Sur le plan militaire, nous avançons beaucoup », s'est-il félicité, rappelant que « l'Accord d'Alger a, dans ce sens, préconisé, et c'est déjà une réalité, des forces armées nationales reconstituées dont les premières unités sont sorties début septembre dernier et vont être déployées incessamment par l'Etat-major malien ».

Il a expliqué que « les anciens membres des forces armées, au nombre de 660, sont revenus au sein des forces », appelant à « accélérer la cadence pour que ces forces apportent toute leur contribution à la sécurisation du territoire malien ». « Nous allons vers un dialogue national inter-malien et nous voulons renforcer les bases du consensus inter-malien avec tous nos frères de toutes les régions du Mali », a-t-il ajouté.